La chevelure , Maupassant?

Bonjour,

je dois faire un dossier sur « la Chevelure » de Maupassant,

ceux qui ont des renseignements intéressants du style :la place du narrateur, le point de vue, la visé du récit, des infos sur les personnages….merci de laisser un post 😉

merci encore à tous

2 Answers

  • belle histoire fantastique !

  • Une merveilleuse nouvelle mais un texte sombre, désespéré…

    Les textes de Maupassant sont souvent hantés par la folie…une mère dépressive, un frère mort fou et cette syphillis contractée dans sa jeunesse et il eut une fin dramatique avant l’âge de 43 ans, interné et inconscient après une tentative de suicide…

    Dans cette nouvelle, la place du narrateur est extérieure. Il nous raconte une visite dans un asile et l’histoire d’une folie…plus que d’un fou…

    L’amour passionné et désespéré d’un homme pour une chevelure ayant appartenu à une morte…

    Le personnage du psychiatre reste extérieur à cette folie…alors que la chute nous dit l’attirance mêlée de répulsion du narrateur lorsqu’il tient la chevelure, après avoir pris connaissance du récit fait par le fou… à propos de cette folie.

    Et l’on se demande alors pourquoi on sépara cet homme de l’objet de sa passion…

    L’auteur, par le biais du narrateur, réussit à nous rendre le fou si sympathique… et les sentiments du lecteur deviennent aussi mêlés que ceux du narrateur… (on sent qu’il pourrait bien s’agir de l’auteur…)

    Le récit, enchâssé, est écrit entièrement au passé. La langue en est belle et magnifiquement construite avec un imparfait du subjonctif qui prend toute sa saveur :

    « Durant quelques jours, il fallait que je la visse et que je la maniasse. »

    Et des vers de François Villon :

    « Archipiada, ne Thaïs,

    Qui fut sa cousine germaine ?

    Echo parlant quand bruyt on maine

    Dessus rivière, ou sus estan ;

    Qui beauté eut plus que humaine ?

    Mais où sont les neiges d’antan ?

    …………………………….

    La royne blanche comme un lys

    Qui chantait à voix de sereine,

    Berthe au grand pied, Bietris, Allys,

    Harembouges qui tint le Mayne,

    Et Jehanne la bonne Lorraine

    Que Anglais bruslèrent à Rouen ?

    Où sont-ils, Vierge souveraine ?

    Mais où sont les neiges d’antan ? »

    Qui nous renvoient nous, lecteur du début de ce XXIème siècle à notre cher Georges Brassens…chantant « la ballade des dames du temps jadis » de François Villon…

    http://www.youtube.com/watch?v=Ca75nGFSYBk&hl=fr

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