Grammaire : « si l’on » ou « si on »?

Qu’est il le plus correct? « Si l’on va à la mer » ou « si on va à la mer »?

Existe t’il une règle ou n’est ce qu’une question d’oreille?

8 Answers

  • les deux sont corrects, c’est contextuel :

    si on : par  »on » tu entends toi-même plus un ou plusieurs autres tiers

    si l’on : impersonnel, cas général, tu ne t’impliques pas personnellement

  • question trés intérressante

    comme je me la posait je suis allée faire qqe recherche et voici ce que j’ai trouvé

    On et l’on

    (L’)on rencontre souvent, au lieu du pronom on, la variante l’on. D’où vient ce l apostrophe et dans quel contexte faut-il l’utiliser ?

    Il faut savoir que notre pronom indéfini on, qui se comporte souvent comme un véritable pronom personnel, est à l’origine un nom commun, de même origine que le nom homme. Le nom latin homo ( » homme, être humain « ) et sa forme accusative hominem se sont transformés respectivement en on et en homme en ancien français. À noter qu’un phénomène analogue s’est produit dans d’autres langues : en allemand, les mots Mann (« homme ») et man (« on ») ont une origine commune.

    Le l apostrophe de l’on n’est pas à l’origine une consonne euphonique, mais l’article défini : l’on était synonyme de l’homme en général. Au fil des siècles, ce nom on s’est transformé en véritable pronom indéfini (désignant un individu non déterminé) et son article défini est devenu facultatif. Cette évolution pourrait se schématiser avec ces trois exemples :

    L’homme est bien peu de chose.

    L’on est bien peu de chose.

    On est bien peu de chose.

    Dès le XVIIe siècle, la forme l’on n’était plus qu’une variante facultative de on. Aujourd’hui, cette survivance de l’ancien français se maintient surtout dans des contextes où elle joue un rôle euphonique.

    Voici ce que recommandent les grammaires modernes.

    1. L’on est préférable à on

    a) Quand cela permet d’éviter un hiatus (suite de deux voyelles phonétiques). Le cas se présente notamment après ces mots : et, ou, où, qui, quoi, si.

    C’est un retour aux sources, si on veut. (si on : hiatus)

    C’est un retour aux sources, si l’on veut. (préférable)

    b) Après le mot que, pour éviter la syllabe malsonnante qu’on.

    Il faut assumer ce qu’on dit. (qu’on : malsonnant)

    Il faut assumer ce que l’on dit. (préférable)

    Cette recommandation vaut surtout quand cette syllabe qu’on est elle-même suivie d’un verbe commençant par con- ou com-.

    Ce qu’on conçoit bien s’énonce clairement. (qu’on con- : malsonnant)

    Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement. (préféré… par Boileau !)

    2. À l’inverse, on est préférable à l’on

    a) Quand on est suivi d’un mot commençant par l, pour éviter une allitération (répétition d’une même consonne).

    On se cultive quand l’on lit beaucoup. (l’on lit : allitération)

    On se cultive quand on lit beaucoup. (préférable)

    Cela demeure vrai dans les cas présentant un hiatus. Cet hiatus est un moindre mal que l’allitération.

    C’est une famille où l’on lit beaucoup. (l’on lit : allitération)

    C’est une famille où on lit beaucoup. (où on : hiatus, mais préférable)

    b) Après dont. La suite dont on (le t se prononce en faisant la liaison) est préférable à dont l’on.

    C’est un roman dont l’on dit beaucoup de bien. (dont l’on : à éviter)

    C’est un roman dont on dit beaucoup de bien. (préférable)

    Ces règles sont plus ou moins bien respectées et ne sont nullement obligatoires, mais elles sont recommandées dans un français soigné.

    Plusieurs auteurs utilisent l’on dans d’autres contextes, des contextes où l’euphonie n’est pas en cause, notamment en début de phrase : L’on ne saurait mieux dire. Ces emplois, qui se rencontrent surtout dans un style recherché, littéraire ou archaïque, pourront sembler affectés selon le contexte. C’est une affaire de jugement et de bon goût.

    En résumé

    Ce l’on, c’est selon.

    Selon le style.

    Le style, c’est l’homme.

    Et l’homme, c’est l’on !

  • Les deux sont possibles, mais « si l’on va à la mer » est préférable car le français n’aime pas trop les hiatus.

    Après c’est aussi une question de niveau de langue, « si l’on va à la mer » est un langage plus soutenu.

  • Le  » l’  » se place parfois devant  » on  » par souci d’euphonie, notamment pour éviter la prononciation [kôn], ex. : J’ai vu l’escalier raide avec sa rampe qui tremble toute, dès que l’on y pose la main (Butor). Certains écriront  » dès qu’on y pose  » et cela serait correcte. Cet emploi n’est donc jamais obligatoire.

    ‘ On ‘ est un pronom indéfini personnel qui se substitue en fonction du sujet à n’importe lequel des mots : je, tu, il, elle, nous, vous, ils, elles.

    La légendaire remarque que ‘on exclu la personne qui parle’ n’est donc pas vrai dans tous les cas.

    ‘ on était jeune à cette époque ‘ peut traduire (par modestie) : j’étais jeune à cette époque. ‘

    ‘ on étaient jeunes à cette époques ‘ peut traduire : ils étaient jeunes à cette époque ou nous étions jeunes à cette époque. Bref, tout dépend du contexte.

    Si l’on vous dit pourrait se dire aussi : si on vous dit.

    Si on y allait, se dirait mieux : si nous y allions ; quoique que la première instance soit correcte, mais inélégant pour certains grammairiens.

    En espérant t’avoir répondu correctement. On l’apprendra ultérieurement.

  • Il existe une règle qui, en effet, correspond à la nécessité d’éviter un hiatus pour permettre au locuteur d’identifier les mots employés.

    Afin d’éviter la confusion avec « sion » (qui en fait, ne serait pas grave car « sion » ne veut rien dire en soi), on décolle les voyelles formant le hiatus, c’est-à-dire que l’on met une consonne entre [i] et [on].

    L’ajout d’une consonne est un procédé grammatical car il contribue à la compréhension de la langue. Dans certains cas, la combinaison de deux voyelles peut créer une confusion sémantique (de sens), et dans d’autres, elle est tout simplement imprononçable.

    Parvenez-vous à dire: « Existe-il une règle? »

    Il est plus simple de dire: « Exite-t-il une règle? »

    C’est que la langue française compte peu de diphtongues. La langue française ne nous a pas habitués, à l’inverse de la langue anglaise, à coller les voyelles et à les prononcer en continu l’une après l’autre.

  • apparement les deux sont correctes…merci moi aussi je chercais la réponse.

  • Si nous, c’est mieux!

  • Je pense – mais ne suis pa sur – que le L’ fait référence à un fit/qqchose énoncé avant dans le logique de la phrase ..

    S’il n’ y en a pas, le L’ est superflu… masi pas forcément mal venu ..

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