Différence entre convaincre et persuader ?

Bonsoir.

Je ne comprends pas, du moins je n’arrive pas, à faire la différence entre convaincre et persuader. Je sais que l’un fait appel à la raison et l’autre aux sentiments. Mais malgré ça, je n’arrive pas à faire la distinction.

Pourriez-vous s’il vous plait illustrez vos propos par des exemples ?

Merci d’avance.

7 Answers

  • convaincre c’est utiliser de vrais arguments…

    Persuader c’est essayer de rallier la personne à sa cause mais par des moyens beaucoup moins… construits… et moins solides… User de persuasion….

    En résumé :

    persuader = amener quelqu’un à croire, à penser, à vouloir, à faire quelque chose, en jouant sur sa sensibilité, par voie de séduction.

    convaincre = amener quelqu’un à admettre une façon de penser ou de se conduire en lui exposant les raisons qu’il peut avoir de l’adopter.

  • CONVAINCRE c’est utiliser des arguments objectifs, rationnels et modérés sans s’impliquer personnellement dans son discours. Convaincre, c’est simplement en expliquant le pourquoi des choses avec des faits, des chiffres, des exemples logiques….

    PERSUADER c’est employer des moyens, des procédés subjectifs et une rhétorique affective, comme les hyperboles, les anaphores, les métaphores, les personnifications, l’ironie, les antiphrases, les exclamations, l’impératif, les questions oratoires…

    Persuader c’est essayer d’influer sur le mental de son auditeur, ou son lecteur, par tous les moyens rhétoriques. Donc on s’implique personnellement dans son discours.

    EXEMPLES:

    Convaincre: « Il faut condamner la guerre car c’est un phénomène destructeur. A travers l’histoire, d’innombrables populations ont été massacrées et décimées à cause de ce fléau. Les foyer sont détruits, les innocents sont assassinés gratuitement, des sommes colossales sont gaspillées dans des combats alors que cet argent pourrait servir à éliminer la famine dans le monde ou au moins à améliorer la vie des citoyen.. »

    Persuader: « Comment peut-on encore défendre la guerre? Ne suffit-il pas de voir à quel point cette absurdité nous fait du mal, nous autres humains…? nous qui sommes pourtant semblables et qui devrions nous unir par notre humanité…! Cette horreur nous conduit au néant, à l’obscurité absolue…! Tuer… Tuer…. Tuer…. Mais cessons…! Cessons tous ces drames et toutes ces peines qui n’en finissent pas…! »

  • Pour convaincre tu fais appel à la raison. Donc tu utilises un raisonnement logique et rigoureux. Une sorte de démonstration presque mathématique en somme. Convaincre c’est donc prouver à quelqu’un que ce que je mes propos sont justes et surtout valides. C’est l’esprit de mon interlocuteur qui sera en accord avec le mien, et sa réflexion qui le poussera à rejoindre mes idées.

    Pour persuader, il faut faire appel aux sentiments et aux émotions. Tu t’intéresse donc plus à la forme qu’au fond : le but est de plaire. C’est souvent utilisé par les politiques qui cherchent à séduire leur public plus par de jolies formules et slogans qui attirent plutôt que sur un réel travail de fond. Il s’agit de faire en sorte que mon interlocuteur se reconnaisse dans mes idées.

  • Convaincre c’est simplement utiliser des arguments rationnels pour emmener une personne dans notre sens. Alors que lorsque tu persuades une personne tu lui donnes des arguments beaucoup plus axés sur les sentiments ou les émotions.

  • Quand tu veux convaincre, tu crois ce que tu dis.

    En revanche quand tu veux persuader, tu n’es pas obligé d’y croire.

    🙂

  • Convaincre c’est un accord tacite alors que persuader est un accord suspensif…

  • * CONVAINCRE, verbe trans.

    CONVAINCRE, verbe trans.

    A.− PROCÉDURE JUR. (ou situations analogues). Convaincre qqn de + inf. passé ou subst. le plus souvent indéterminé. Administrer à quelqu’un la preuve irréfutable de son crime, de son délit. Convaincre qqn d’avoir volé; convaincre qqn de trahison, de vol, d’adultère :

    1. Il ne s’agit pas ici de plaider pour les coupables, mais de rappeler seulement que ces hommes, ces femmes sont des accusés, des prévenus, qu’aucun tribunal ne les a encore convaincus du délit ou du crime dont on les charge.

    Mauriac, Le Bâillon dénoué, 1945, p. 398.

    B.− P. ext. Amener quelqu’un, par des preuves ou par un raisonnement irréfutable, à admettre quelque chose comme vrai ou comme nécessaire. Dans convaincre, disait Péguy, il y a vaincre, et dans la conduite de persuasion le goût de terrasser peut devenir plus puissant que la joie de communiquer (Mounier, Traité caract., 1946, p. 663).

    1. Convaincre qqn. Convaincre les sceptiques. On peut convaincre les autres par ses propres raisons; mais on ne les persuade que par les leurs (Joubert, Pensées, t. 1, 1824, p. 242) :

    2. Près de moi, je la sens enfantine encore, et toute l’habileté de mon discours, je ne la dois qu’à mon désir constant de l’instruire, de la convaincre, de la séduire.

    Gide, Les Faux-monnayeurs, 1925, p. 986.

    a) Convaincre qqn de + inf. prés. ou subst. déterminé. Vous essayez de me convaincre de rester à Paris en inventant des mensonges (Cocteau, Par. terr., 1938, III, 5, p. 287) :

    3. L’avocat défenseur, extrêmement jeune et des plus sympathiques, plaidait pour la première fois. Il était parvenu à me convaincre de l’innocence de son client, de sorte que la condamnation à cinq ans de prison sans sursis m’a proprement bouleversé.

    Gide, Journal, 1930, p. 1017.

    b) Convaincre qqn que. Plus je considère le P. de Condren, plus je suis convaincu que je n’étais pas capable d’écrire sa vie (Bremond, Hist. sent. relig., t. 3, 1921, p. 289). Aucun raisonnement ne saurait me convaincre que l’addition d’unités sordides puisse donner un total exquis (Gide, Faux-monn., 1925, p. 1196).

    * PERSUADER, verbe trans.

    PERSUADER, verbe trans.

    A. −Amener (quelqu’un) à être convaincu (de quelque chose) par une argumentation logique ou faisant appel aux sentiments. Synon. convaincre.

    1. [Le suj. désigne une pers.]

    a) Qqn persuade qqn de qqc./que + ind. ou subj. Papa l’avait persuadée que cela minerait sa situation dans les affaires (Drieu La Roch., Rêv. bourg., 1937, p.260):

    1. J’étais certain d’aimer bientôt. Peut-être eût-il suffi dès ce moment d’une brusque décision pour me persuader de mon amour, orgueilleusement en souffrir, en mourir.

    Giraudoux, Simon, 1926, p.87.

    − [P. ell. du compl. d’obj. dir.] Qqn persuade de qqc./que + ind. ou subj. M. de Voltaire (…) cherche à persuader qu’il y eut peu de martyrs dans l’église primitive (Chateaubr., Génie, t.2, 1803, p.369).

    − Qqn persuade qqn. Il n’est pas toujours nécessaire de combattre et d’abattre par la force des adversaires déclarés: on peut les persuader d’abord (Nizan, Chiens garde, 1932, p.179).

    − Absol. Qqn persuade. Quel charmant apôtre, que celui qui fortifie et persuade par sa seule présence (Amiel, Journal, 1866, p.174).

    b) Vx ou littér. Qqn persuade à qqn qqc./que + ind. ou subj. Olivier lui persuada facilement qu’il devoit rester auprès de la duchesse (Genlis, Chev. Cygne, t.3, 1795, p.355). Il ne suffit pas qu’une chose soit dite, il faut qu’elle soit publiée, prouvée, persuadée à tous, universellement reconnue (Senancour, Obermann, t.2, 1840, p.171):

    2. Je ne sais quelle amie intrigante était parvenue à persuader à cette âme naïve et si timide qu’il était de son devoir de partir pour Saint-Cloud, et d’aller se jeter aux genoux du roi Charles X.

    Stendhal, Rouge et Noir, 1830, p.505.

    − [P. ell. du compl. d’obj. indir.] Qqn persuade qqc./que + ind. ou subj. Cherchez quel est son secret, par quels moyens il parvient à de tels effets, comment il persuade ses opinions (Barante, Hist. ducs Bourg., t.1, 1821-24, p.31).

    c) Empl. pronom.

    − réfléchi

    ♦ dir. C’est s’abuser soi-même que de se persuader qu’on comprend pareille chose (Destutt de Tr., Idéol. 1, 1801, p.172). Esther s’était mise à détester son fils parce que, se persuadait-elle, il avait eu la lâcheté de lui jeter sa folle résolution dans la figure (Aragon, Beaux quart., 1936, p.242).

    ♦ indir., vx ou littér. Je me persuade à moi-même toutes sortes d’erreurs (Gobineau, Pléiades, 1874, p.210). Il cherchait à se persuader le contraire (Huysmans, À rebours, 1884, p.104).

    − réciproque. Ainsi ces deux excellents hommes (…) disputaient ensemble sans jamais se persuader l’un l’autre et sans s’apercevoir jamais de l’évidente inutilité de leurs paroles (A. France, Vie fleur, 1922, p.312).

    d) Au part. passé. Synon. convaincu. Êtes-vous persuadée maintenant, madame, qu’il n’y a personne ici? (Camus, Cas intéress., 1955, 1er temps, 3e tabl., p.635).

    − Empl. adj. du part. passé. J’ai laissé sur c

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