Comment nome-t-on l’absence d’émotion ?

Chez la plupart des hommes, les émotions semblent innées, elles « arrivent » d’elles même sans qu’ils aient à les chercher. Dans certains cas (un que je reconnais bien connaitre puisqu’il s’applique à ma propre personne), n’ayant pu ressentir d’émotion, l’on se rattache au chiffre, aux jours, aux mots, aux lettres. L’aptitude en elle même est appelée synesthésie. Elle vous fait réfléchir en saveur, son, personnalité, sensation et j’en passe… N’ayant presque jamais eus d’émotion, sous quelque forme que ce soit (ni peur/Ni tristesse/Ni amour/Ni colère) je pense avoir tout de même pu rattacher « la joie » au nombre Pi. C’est à dire que je sens des sensations qui semblent se rapporter à ce que les autres nomment la joie en récitant pi. De même, je peux tenter d’imaginer ce que peuvent-être les autres émotions en cherchant dans les chiffres bien que cela puisse revenir à ce que l’on vous demande de représenter l’apparence d’un homme et que vous n’ayez à votre disposition que les info suivantes :

– Il est gentil

– il est aimable

– Il est doux.

Inutile (je pense ?) d’exposer plus en détail ce qui retient autour du sujet. Complétant la question ci-dessus, j’en viens à d’autres interrogation :

Comment appelle-t-on ce syndrome s’il porte un nom (je ne parle pas de celui permettant de calculer un peu plus vite que la moyenne ou de retrouver les dates, mais d’absence d’émotion) ? Malgré les aides qu’elle apporte en mathématique, est-il possible d’abandonner la synesthésie pour vivre comme les autres ? Auriez vous des livres pouvant me renseigner à ce sujet ? Est-il possible, dans mon cas, de ressentir véritablement les autres émotions sans avoir à passer par par elle ?

Merci de vos réponses

> Magiette : L’anhédonie n’est elle pas exclusivement limitée aux sentiments « positifs » ? Ce trouble embarque-t-il aussi la peur ? L’attachement ? La tristesse ? La colère ?

> Isa : Merci pour ta réponse pertinente. Cependant, comment parvenir à trouver ce lien ? Je suis seul synesthète de mon cadre familiale et, à l’exception d’un frère ayant un handicape (et bien sûr de cette unique différence mentale) ma famille se situe dans une « normale », nous n’avons pas de règles imposées, de tabous sur des domaines émotionnels.

Voulais-tu te restreindre à cet unique point ou l’utiliser comme ouverture sur d’autres éléments ?

Si j’y pense, je n’ai jamais eus de motif pour me déroger aux règles sentimentales. Je ne les aies jamais ressenti, c’est tout. La curiosité me hante depuis plusieurs mois sur le fait de ressentir vraiment ce que les autres ont, et peut-être aussi pour sortir de l’image de « calculatrice ambulante » dépourvue d’humanité. D’autres idées ?

>joellesol : Après quelques recherches sur l’autisme on pourrait classifier certains de mes troubles dans le cadre du syndrome Asperger, il s’agit de celui qui me ressemblerait le plus (bien que ma vision ne soit sans doute pas suffisamment objective sur ce point). Cependant, cela ne m’apporte pas de véritable alternatives si j’en crois ce qui peut être écrit, qui plus est, ce trouble ne répond pas en un des critères suivants : Je suis, au contraire des Asperger, quelqu’un de créatif. J’utilise les mots sans faire de phrases « toutes faites » pour m’exprimer. Je ne me pense donc pas autiste. Je n’ai pas trouvé, à proprement parlé, l’absence d’émotion. Certes, un soucis de socialisation mais au-delà, rien d’autre j’imagine. Autres idées ?

> Isa : Je ne me suis jamais attaché à quelque membre de ma famille, certains sont mort, je n’ai cependant pas eus de tristesse.

Je ne refuse pas les émotions, au contraire, je voudrais les vivre.

Quitter la synesthésie me serait chose difficile. Je pense constamment sur ce modèle. Je calcul avec, je lis avec, j’interprète avec, je comprend mon monde avec. Malgré tout, s’il est possible de l’abandonner, je suis prêt à le faire mais comment renier cette façon de penser ? Comment renier le système qui nous permet de parler ? Des ouvrages ? Des méthodes ?

8 Answers

  • tout être rationnel pense et ressent des émotions on pourrait alors dire que l’homme qui ne ressent pas des émotions n’est pas rationnel.

    La synesthésie implique le rapprochement d’une émotion à quelque chose: numéros, odeurs, musique, etc mais en aucun cas le manque d’émotion.

    je pencherais donc pour les émotions de substitution:

    Les émotions authentiques sont celles qui sont adéquates en qualité, intensité et durée à la situation ici et maintenant.

    Les émotions authentiques sont cinq : Joie ou plaisir, affection, peur, rage et tristesse et chacune a un but. Elles sont appelées authentiques parce qu’elles ont une corrélation biologique puisqu’elles sont partagées par les animaux supérieurs.

    Ce qui est naturel et plus sain serait de pouvoir exprimer ces émotions authentiques mais la majorité des familles permettent l’expression de quelques unes et pas d’autres.

    Les émotions de substitution sont apprises parce que le système familial interdit (la plupart du temps de manière non consciente) l’expression de ce qui est authentique. Pour s’adapter au système familial on apprend à changer une émotion authentique inacceptable dans cette famille par une de substitution acceptable.

    Par exemple dans une famille machiste les hommes ne pourront pas montrer de la tristesse, ne pourront pas pleurer chaque fois qu’ils sont tristes alors ils se montreront irritables et l’auront changé ou caché avec une fausse rage.

    Nous pouvons ainsi trouver des familles où l’on discute beaucoup et où il paraîtrait que règne la rage ou des familles dans lesquelles tout passe bien quoi qu’il se passe, des familles où il n’y a aucun signe d’affection, etc.

    Ces autorisations sont transmises de manière non consciente de génération en génération, ou sûrement nos parents nous ont donné l’autorisation pour sentir et exprimer les émotions qu’ils pouvaient sentir et exprimer.

    Il faudrait dans ton cas que tu essaye de trouver pourquoi tu as substitué des émotions authentiques par l’absence d’emotion.

    *C’était une possibilité les émotions de substitution mais une autre piste pourrait être l’inconscient. Tu as un jour associé une émotion à un chiffre et ça a continué inconsciemment, tu t’es donc persuadé de ne pas avoir des émotions mais ce qui est appris peut être réappris, l’esprit est très fort, pourquoi ne pas essayer d’éloigner le chiffre de ton esprit quand il se présente, pourquoi ne pas associer les sentiments à des personnes, à des visages…qu’est ce que tu fuis? Est ce qu’il y a eu un deuil dans ta famille qui t’a marque étant jeune et tu refuses les émotions par peur de souffrir ?

  • anhédonie

  • Bonne chance jespere vraiment que quelque poura t’Aider

  • Prouve-moi que tu n’as pas la vanité et on en reparle ..

  • Pertinente examine mais tu omets un fait substantial, une propension croissante a l. a. paranoia ou tout ce qui va de travers est ourdi par des complots de sociétés secrètes qu elles soient sionistes, francs-maconnes et autres illuminatis… Notons que le CMA (Complot Mondial des Athées) est placée en tête des firms secrètes qui font peur aux religieux… Et il est un fait avéré ques des évènements majaurs comme le 11 Septembre, le naufrage du great ou l’éruption du Krakatoa sont des strikes des sociétés secrètes…

  • J’ai vraiment rien compris!

    En fait tu ne ressens pas d’émotions sauf quand tu vois des chiffres ??

  • … un glaçon ?…

  • on appelle ca de l’indifférence

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